Posée comme une offrande,
le corps complètement nu,
Butin, qu’on affriande
A des mains inconnues.
Appas de perfection
se laissant caresser
sans aucune distinction,
Juste comme ça, pour aimer.
Déesse aux seins d’albâtre
Et au ventre de pierre,
beauté qu’on idolâtre,
Au parfum de sorcière.
recherche du plaisir,
attente de l’orgasme,
abandon du désir,
Illusion de fantasme.
Soumise, au point de n’être
plus qu’une grande absence,
une envie de renaître
En une belle déhiscence.
laisser des doigts entrer
pour fouiller dans sa chair,
en un râle étouffé,
sa part de l’arbitraire
et se mettre à jouir,
sans pouvoir s’arrêter,
à se voir là, partir
En bouts de volupté.
n’être plus qu’un seul cri,
une sensuelle plainte,
un début de folie,
Une impatiente étreinte.
Et se laisser aller,
Sans honte ni interdit,
La sensualité
Se voulant stimuli !
Moietmoi mai 2008
D’après un dessin d’Elisabeth Rubin
